Le Palmarès Publié le 24/05/2009
Le Prix de la caméra d'Or est attribué à SAMSON ET DELILAH de Warnick Thormson
Le Prix du Scénario revient à Nuits d'ivresse Printanières de Mei Feng
Le Prix de la mise en scène est décerné à "Kinatay" par Brillante Mendoza
Le Prix d'interprétation féminine est attribué à Charlotte Gainsbourg pour son rôle au porte de la démence dans le film Antichrist, de Lars Von Triers
Le Prix d'interprétation Masculine revient à Christoph Waltz pour son rôle de soldat nazi diabolique dans Inglorious Basterds de Quentin Tarantino.
Le Prix du Jury est décerné à Fish Tank d'Andrea Arnold ainsi qu'à "Ceci est mon Sang" de Park Chan Wook. A noter qu'il n'est pas rare que deux films soient distingués à égalité par le Prix du Jury.
Le Prix Exceptionnel du 62ème Festival de Cannes est attribué à Alain Resnais pour le film Les Herbes Folles". Ce vétéran du cinéma reçoit donc une récompense offerte spécialement par Isabelle Huppert, une manière de mettre en lumière l'ensemble de sa carrière.
Le Grand Prix revient au film prodigieux Un Prophète, de Jacques Audiard. Dès sa projection en séance presse, le film fut d'emblée désigné comme l'un des favoris de ce festival.
Enfin, la récompense suprême, La Palme d'Or du 62eme Festival de Cannes est attribué au film Le Ruban Blanc, de Mickael Haneke. Lui aussi parmi les favoris, ce film a pour thème le mal dans ce qu'il a de plus profond, et revient notamment sur les origines du Nazisme.
Citizen-Cannes.TV l'a vu pour vous et vous propose sa critique ...
Die Weisse Bande, le dernier film de Michael Haneke. Tous ses films ont étés sélectionnés au festival de cannes et celui-ci ne déroge pas à la règle.
On sort de la salle sans pouvoir affirmer que l’on a aimé ou alors que l’on a détesté le film, on a juste une sensation de profond malaise et on réfléchit encore à la fin qui nous laisse perplexe. En effet Michael Haneke nous propose des pistes, mais le spectateur doit faire son choix. Mais plus on y réfléchi et plus on soupçonne que même Haneke n’a pas encore fait son choix. Et surtout on s’aperçoit que cela est loin d’être l’enjeu du film. Haneke tourne ses films toujours avec un but précis , c’est un cinéma qui dénonce avant de distraire. Das Weisse Band, met en scène l’éducation des enfants dans un village protestant au nord de l’Allemagne dans les années 1913 et 1914. Michael Haneke, à travers ce film, propose de nous expliquer comment des pays stables ont pu se déchirer dans des guerres fratricide et se laisser diriger par des dictateurs. Bien que ce film soit réalisé par un autrichien et tourné en Allemagne la puissance du message dépasse les frontières de l’Allemagne et l’idéologie du nazisme et concerne le monde entier. Tout du moins c’est l’ ambition du cinéaste, et Michael Haneke met tout en œuvre pour la concrétiser. Par exemple par le choix et la direction des acteurs : ( 7 mois de casting pour le choix des enfants, utilisation d’une centaine de figurants roumains ), le choix du noir et blanc, par la photographie, le cadrage, les décors mais encore les dialogues. La performance de chacun des acteurs est exceptionnelle, aucun d’entre eux ne révèle des faiblesses y compris les enfants qui ont des performances exceptionnelles. Ceux-ci pourraient même se permettre d’expliquer leur méthodes d’approche du film à Mélanie Laurent et à Sophie Marceau compte tenu de leur performance respective dans « Inglorius bastardes » et « Ne te retourne pas ». Le choix du noir est blanc et le cadrage réalisés avec une caméra fixe ainsi que la durée des plans nous rappellent directement des photographies d’époques, ce qui permet de se replacer avec facilité dans le contexte du film. Chaque durée de plan semble maîtrisée à la perfection, chaque attente est significative et révélatrice. Ces cadrages épurés sont épaulés par une bande son qui ne l’est pas moins. Elle se limite aux bruitages des scènes et aux dialogues. Ce film n’est pas une démonstration de violence physique comme l’est funny games, cependant la violence reste présente comme dans chacun de ses longs métrages. Mais elle est montrée différemment à l’écran, elle est présente hors champs, sous entendu par l’intermédiaire des bruitages, ellipsé ou alors elle passe par des dialogues écrient avec précision. Ce qui rend ces scènes encore plus violente et plus émouvantes. Ce film ne sera certainement pas accrocheur de tous les publics, cependant son esthétique particulière semble maitrisée et justifiée sur tous les points et ne peux laisser le spectateur indifférent.
Dorian Chenal
Et voilà Citizen-Cannes TV c'est fini pour aujourd'hui, retrouvez nous demain même heure... Ah non que dis-je, rendez vous l'année prochaine pour le 63ème Festival de Cannes!
Nous avons été ravi de pouvoir vous faire suivre notre vision décalé du Festival.
Le palmarès sera dévoilé d'ici quelques heures, nous pouvons dire une chose c'est que la sélection officielle 2009 a été très enrichissante et intense en émotion.
Un grand Merci à Gilles Lefeuvre, les webmasters Hélène Ballandin, Etienne Rappeneau et Maxime Labalme, Morgane Pinel, Alexandre Allaert, mais surtout Gérard Camy, sans oublier Jérémy Crunchant.
L'équipe de Citizen-Canne TV : Mathieu Bossy, Lola Corps et Sandrine Dumas.